HISTORIQUE

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l'âge d'or du cinéma d'auteur

1960 - 1974

 

 

 

        Dès les années 1960, l'arrivée de nombreux jeunes cinéastes va donner une impulsion décisive à l'art cinématographique. Influencées par le néoréalisme, c'est en Europe, et en France en particulier, que les nouvelles vagues s’affirment en revendiquant, outre une grande liberté, un retour à la réalité du moment, rompant ainsi avec le cinéma antérieur, étouffé dans les carcans des studios. Puis cette renaissance s'étend rapidement en Amérique, où plusieurs cinéastes s'élèvent contre Hollywood et son système de production, et créent à New-York, bien loin de Los Angeles, un courant underground qui prône l’indépendance. Les studios hollywoodiens perdent alors de leur rayonnement et doivent faire face à leur première grande crise, eux qui, depuis plus de 40 ans déjà, régnaient sur l'industrie cinématographique mondiale.

 

 

 

   

 

 

        Le Cinéma De La Nouvelle Vague Française

 

        Les années 1960 en France sont synonymes de révolution dans l'univers du septième art comme dans beaucoup d'autres. Les précurseurs de la nouvelle impulsion cinématographique Les quatre cents coups, de François Truffaut (1959) sont des réalisateurs comme François Truffaut ou Alain Resnais, qui, dès 1959, présentaient, pour le premier Les quatre Cents Coups, pour le second Hiroshima mon amour, ou bien encore Jean-Luc Godard qui signe A bout de souffle en 1960. Mais, bien que son apport bénéfique soit aujourd'hui unanimement reconnu, la grande liberté prise lors des tournages de ces mises en scène n'est, à l'époque, pas appréciée par plusieurs traditionalistes du cinéma, habitués à respecter un certain nombre de règles. Ce qu'ils n'admettent pas, c'est de voir ce petit groupe de jeunes critiques, désigné sous le nom de nouvelle vague, qui se lance dans la réalisation en pensant que désormais tout est possible. Or, c'est justement grâce à l’audace de ces nouveaux venus que le septième art, alors en train de lentement se scléroser, revit et découvre un nouvel horizon à conquérir. En suivant, en partie, l'exemple du néoréalisme italien, qui avait fait éruption au milieu des années 1940, la nouvelle vague française abandonne les décors de studios, bien souvent trop lourds à financer, et décide de descendre dans la rue pour y placer les caméras.

        

        L'objectif de cette prise d’indépendance est, avant tout, la revendication d'une nouvelle écriture cinématographique, libérée de la recherche de la perfection technique, et porteuse d'une vision neuve de laParis nous appartient, de Jacques Rivette (1958) réalité sociale. Les dispositifs nécessaires aux tournages en extérieur et avec un personnel réduit s'organisent alors pour pouvoir filmer avec le moins de contrainte possible. Se procurant une pellicule ultra sensible, qui venait récemment d'être inventée, les jeunes réalisateurs parviennent à filmer de longues scènes nocturnes, sans avoir besoin de l'éclairage encombrant qui leur était jusque là indispensable. Sur les écrans, cette manière plus libre d’appréhender le cinéma donne des productions comme Tirez sur le pianiste, dont Truffaut, bien qu'il se soit inspiré d'un roman de David Goodis, en est l'auteur complet. Et tandis que Pierre Etaix rend hommage à Max. Linder, cinéaste qui a, entre autres, découvert Chaplin au cours des années 1910, Jacques Rivette place, afin d'obtenir une ambiance particulière dans Paris nous appartient, ses caméras dans des lieux de la capitale où règne une atmosphère énigmatique.

        

        Mais il n'est pas le seul à prendre pour cadre les rues parisiennes; plusieurs autres cinéastes font deLandru, de Claude Chabrol (1963) même, car si la nouvelle vague fait intelligemment entorse aux grandes règles du septième art, elle s'en est tacitement fixée deux. La première d'entre elles est une absence, chez l'auteur du film, d'un regard méprisant sur ses personnages; la seconde est de ne pas essayer de relater ce que l'on ne connaît pas. C'est pourquoi beaucoup de films se déroulent à Paris, ce qui a permis aux détracteurs de la nouvelle vague de la taxer de parisianisme. Ainsi, les deux premières mises en scène d'Eric Rohmer, intitulées La Boulangère de Monceau et La Carrière de Suzanne, ont pour cadre les rues parisiennes, l'une rue de Levis et l'autre Boulevard Saint-Michel. Parallèlement, Jacques Demy présente, lui, des films qui ont la particularité d'avoir chacun pour cadre une ville située en bord de mer, et fera ainsi voyager le public de Nantes à Nice en passant par Rochefort ou San Francisco.

 

 

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