|
Parce qu'ils proposent régulièrement des sujets insolites
donnant lieu à des images extraordinaires ou étranges, les
documentaires scientifiques sont généralement les plus
appréciés du grand public. Lorsque les concepteurs de ces
projets parviennent à agrémenter le récit scientifique de
musiques adaptées et de commentaires originaux, ce sont parfois
de grandes œuvres cinématographiques qui prennent alors vie,
atteignant une dimension poétique ; car, devant la relative
austérité du propos initial, les éléments artistiques, choisis
pour enrichir les films, contribuent souvent à la diffusion à
grande échelle de ce genre.
La grande majorité des
documentaires scientifiques traitent du monde animal, et le jeune
public, habituellement passionné par ce sujet, a permis de faire
de ces mises en scène de véritables succès en salle. Premier
réalisateur à expérimenter le documentaire animalier, Jean Painlevé tourne
L'Hippocampe en 1934 et Le Vampire en 1945, deux
films qui restent aujourd'hui des œuvres de référence. La
Fête Sauvage, présenté par Frédéric Rossif en 1976,
Microcosmos,
signé par Claude Nuridsany et Marie Perennou en 1996 ou Le
Peuple Migrateur, réalisé par Jacques Perrin etJacques Cluzaud
en 2001, sont des exemples parmi d'autres de films
qui ont su allier intérêt scientifique et attrait spectaculaire.
Cependant, un certain
nombre de documentaires scientifiques choisissent d'aborder
d'autres thèmes et parviennent néanmoins à créer un engouement
notable. Les films, tel que Victoire Sur L'Annapurna réalisé par
Marcel Ichac en 1953, évoquent la montagne. Les mises en scène
ayant pour but de faire découvrir les volcans aux spectateurs,
sont notamment illustrées par Les Rendez-Vous
Du Diable, signé
par Haroun Tazieff en 1959. Quant à Jaques-Yves Cousteau, il
propose une exploration de l'univers sous-marin dans des œuvres
devenues des classiques du genre, comme Le Monde du
Silence, présenté
en 1954.
|