GENRES CINÉMATOGRAPHIQUES

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le Burlesque

 

 

 

        Fondés sur l’utilisation abondante d’effets comiques, les films burlesques créent un univers dominé par l’absurde et le non-sens. Contrairement à la comédie qui joue avant tout sur les allusions ou quiproquos d’une situation réaliste, le burlesque, lui, se construit sur la succession d’évènements rocambolesques, insistant sur l’outrance et la crudité des gags. Fondamentalement destructeur, ce genre parodique ne respecte rien, et c’est à travers ce chaos comique et insensé qu’il cherche à provoquer l’éclat de rire plutôt que le sourire du spectateur.

 

 

 

   

 

 

        Origine D'Un Genre

        

 

        Le premier film burlesque est aussi l’un des premiers films de l’histoire du cinéma, puisque c’est en 1895, l’année même où l’on date la naissance du septième art,  que les Frères Lumière présentent L’Arroseur Arrosé, un film de quelques dizaines de secondes, mais dont le gag unique deviendra célèbre dans le monde entier. Reposant sur un effet comique qui tient dans son titre même, cette courte mise en scène exploite un procédé extrêmement simple, qui sera repris maintes fois, de manière diverse, dans les films représentant ce nouveau genre parodique du cinéma naissant. Dès lors, le burlesque sera une des expressions favorites du cinéma muet.

 

        Non seulement avec Auguste et Louis Lumière, mais aussi, dans les années suivantes, avec des réalisateurs tels que Georges Méliès ou Ferdinand Zecca, le cinéma burlesque est avant tout français, et ce jusqu’en 1914 et l’irruption de la première Guerre Mondiale. Mais les premières années du siècle restent une période riche pour les cinéastes hexagonaux qui, s’inspirant des procédés hérités du music hall ou du théâtre, créent les caractéristiques principales du genre burlesque. Le maquillage et les exagérations gestuelles et vestimentaires sont donc mis à l’honneur.

 

        Une des caractéristiques du burlesque est aussi la simplicité du scénario, ce qui donne naissance à des films essentiellement visuels, s’attachant plus particulièrement à montrer plutôt qu’à tenter de raconter. A cette époque, sur les écrans, les comédiens les plus populaires sont André Deed, Charles Petit Demange et surtout Max Linder devenu célèbre notamment par son costume de dandy. En cette période d’avant-guerre, les affiches des cinémas proposent à des foules sans cesse plus nombreuses des films aux titres évocateurs comme Le Chapeau Magique, Le Paravent Mystérieux ou La Course des Belles-Mères.

 

 

 

 

 

L'Arroseur Arrosé

L'Arroseur Arrosé, de Louis Lumière (1895)

Résumé

Un chenapan met le pied sur le tuyau d'arrosage d'un jardinier, en train d'arroser son jardin. Intrigué, celui-ci regarde l'embout. L'enfant retire son pied du tuyau et le jardinier est aspergé.

 

 

 

Sept ans de malheur

Sept ans de malheur, de Max Linder (1921)

Résumé

Le valet de Max a cassé une glace devant laquelle son maître a l'habitude de se raser. Il en commande une autre. En attendant, s'instaure un ballet gracieux entre Max et un sosie qui imite ses gestes au millimètre près. Tout le film est, d'ailleurs, une suite de désastres délicieux.

 

 

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