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Avec Le Voyage Dans La Lune,
George Méliès propose dès 1902 le premier film d'anticipation
de l'histoire du cinéma, et 8 ans plus tard, Thomas Edison
s'engagera dans cette nouvelle voie en tournant Un Voyage
Sur Mars. Le cinéaste allemand Fritz Lang, lui,
signe La Femme Dans La Lune en
1929, après avoir mis en scène, deux ans plus tôt, Metropolis,
œuvre novatrice abordant le thème des dérives technologiques.
Le souci d'authenticité qui règne dans ces premières
réalisations est encore bien perceptible dans des films plus
récents tels que Destination Lune, présenté par
Irving Pichel en 1950, ou bien La Conquête De
L'Espace, réalisé par Byron Asking en 1954.
Un autre thème privilégié des films de science fiction est la
cité future, souvent imaginée comme un univers peu accueillant,
rendu inhumain par les excès du progrès scientifico-technique,
et où l'ensemble des individus est écrasé sous le poids d'un
pouvoir obscur et tyrannique. Parmi les œuvres qui illustrent
parfaitement cette thématique figurent THX 1138,
réalisé par George Lucas, et Orange Mécanique,
signé par Stanley Kubrick , tous deux présentés en 1971, Soleil
Vert, tourné par Richard Fleischer en 1973, ou bien Brazil,
mis en scène par Terry Gilliam en 1985. Quant à Jean-Luc Godard,
il se sert du thème de la cité future afin de décrire, dans Alphaville
présenté en 1966, un monde totalitaire et sans pitié.
En marge du simple space-opera de divertissement, certains
cinéastes donnent à leur mise en scène une portée morale,
voire philosophique ou politique, comme c'est le cas avec 2001, L'Odyssée De L'Espace, signé par
Stanley Kubrick en 1968, œuvre incontournable de la science
fiction au cinéma, dans laquelle l'épopée technologique se
transforme au cours du film en véritable aventure intérieure.
Mais le réalisateur le plus talentueux pour faire d'un film
d'anticipation ordinaire une profonde réflexion sur le monde
actuel et son devenir, reste Andreï Tarkovski, qui présenta Solaris
en 1972 et Stalker en 1979, deux chefs-d'œuvre du genre.
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