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La peur qui revient le plus fréquemment dans l'histoire de la
science fiction au cinéma demeure l'invasion de notre planète
par des extraterrestres, et ce plus particulièrement à partir
des années 1950, où les prémices de la guerre froide attisent
la crainte d'un envahisseur et favorisent la multiplication de ce
genre de scénarios. La Chose Venue D'Un
Autre Monde, réalisé par Christian Nyby en 1951, L'Invasion
Des Profanateurs De Sépultures,
tourné par Don Siegel en 1955, Le Village Des
Damnés, présenté par Wolf Rilla en 1960, ou bien encore Alien,
signé par Ridley Scott en 1979, sont autant d'exemples évoquant
ce thème.
Fondée sur cette crainte de l'autre et de l'ailleurs, la guerre
interplanétaire est aussi un des sujets privilégiés de la
science fiction. La Guerre Des Mondes,
signé par Byron Haskins en 1953, ou Indépendance Day,
tourné par Roland Emmerich en 1996, sont construits sur cette
thématique ; mais la mise en scène la plus représentative est
l'emblématique saga élaborée à partir de La Guerre
Des Etoiles, tournée par George Lucas en 1978, et
dont le succès est un des plus retentissant de l'histoire du
cinéma. Cependant, à l'image de Steven Spielberg réalisant Rencontre
Du Troisième Type en 1977 et E.T. L'Extraterrestre
en 1982, plus rares sont les cinéastes qui envisagent la paix
avec les créatures venues d'un autre monde.
Enfin, la terreur liée aux éventuelles dérives
scientifico-techniques fait aussi l'objet, sous des formes
diverses, d'un certain nombre de films d'anticipation. Les ravages
effroyables engendrés par la bombe atomique inspirent, notamment
durant les années 1950, des réalisateurs tels que Archie Oboler,
qui tourne Cinq Survivants en 1951, ou Stanley
Kramer, qui signe Le Dernier Rivage en 1959.
Les horreurs des mutations provoquées par une radio-activité
excessive sont mises en scène par Inoshiro Honda dans Godzilla,
en 1954 et Rodan en 1956. Quant aux périls résultant du
désordre écologique, ils sont évoqués dans Silent
Running tourné par Douglas Trumbull en 1971, ou Phase
IV, présenté par Saul Bass en 1972.
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