GENRES CINÉMATOGRAPHIQUES

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le western

 

 

 

   

 

 

        Le Crépuscule D'Un Genre

        

 

        A la fin des années 1940, le western accède au classicisme, défini par un agencement de codes narratifs parfaitement maîtrisés, comme l'illustre La Charge Héroïque, tourné par John Ford en 1949, ou bien Rio Bravo, réalisé par Howard Hawks en 1958. Mais à côté de ces œuvres magistrales qui représentent l'apogée du genre, plusieurs cinéastes font un retour aux sources. Parmi eux figurent notamment Anthony Mann, metteur en scène de Winchester 75 en 1950, et Budd Boetticher, réalisateur de Sept Hommes à Abattre en 1956, tous deux s'attachant, dans des réalisations minimalistes, à faire de leurs héros des détenteurs d'un code moral, mais dont l'honneur qu'ils mettent à le défendre ne fait que les isoler, les condamnant à la solitude.


        Cependant, le phénomène le plus marquant, qui touche la grande majorité des cinéastes américains d'après guerre, est une remise en question des fondements même du western. En 1950, Delmer Daves signe La Flèche Brisée, poignante réhabilitation des peuplades indiennes, enfin évoquées comme sacrifiées de la conquête de l'Ouest, ce qu'elles furent si longtemps. Durant les années qui suivront, des réalisateurs, tels que Nicholas Ray, avec Johnny Guitar tourné en 1954, se fixeront pour but d'ébranler les anciennes certitudes qui sous-tendaient l'esprit du genre. Même John Ford, grand maître du western traditionnel, se fait l'écho de cette évolution, en réalisant des films comme La Prisonnière du Désert, sorti en 1956.


        Entre 1960 et 1970, l'industrie hollywoodienne traverse une crise majeure, ce qui permet au western spaghetti, dont les œuvres de Sergio Leone demeurent les fleurons du genre, de prendre momentanément d'assaut les écrans. Mais dès 1969, l'ancêtre américain resurgit avec La Horde Sauvage, signé par Sam Peckinpah, et affirme une volonté de démystifier l'épopée des pionniers, donnant ainsi naissance à ce qui fut appelé le western crépusculaire. A l'image d'Arthur Penn, tournant Little Big Man en 1970, ou de Robert Altman, réalisant John McCabe en 1976, un certain nombre de cinéastes mettent à mal les dernières figures légendaires de la conquête de l'Ouest, entreprise qui sera fatale au western, déjà fragilisé.

 

 

 

 

 

Rio Bravo

Rio Bravo, de Howard Hawks (1958)

Résumé

Un shérif arrête le frère de l'homme le plus puissant de la région. Il n'a pour alliés qu'un adjoint ivrogne, un vieillard boiteux, un gamin, une joueuse de pocker et un hôtelier mexicain, et contre lui une armée de tueurs.

 

 

 

Johnny Guitar

Johnny Guitar, de Nicholas Ray (1954)

Résumé

Tenancière d'un saloon, Vienna embauche Johnny Logan comme musicien, un homme qu'elle a connu autrefois. Ils vont être en proie à la haine d'Emma Small, jalouse de Vienna et de sa relation avec le héros local, le "dancing kid", qu'elle croit à l'origine de la mort de son frère lors d'une attaque de diligence.

 

 

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