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A partir de 1908, quelques réalisateurs italiens commencent à
adapter au cinéma des ouvrages célèbres tels que Quo Vadis,
écrit par Henryk Sienkiewicz, ou Les Derniers Jours
De Pompéi,
signé par Bulwer Lytton. Ces diverses tentatives annoncent le
péplum monumental, dont le premier film marquant, tant par sa
démesure que son succès, est Cabiria, tourné par Giovanni
Pastrone en 1913, où Bartolomeo Pagano incarne le fameux héros
Maciste. Dès lors, cette figure de la mythologie romaine sera
l'objet de nombreuses mises en scène plus ou moins réussies,
notamment par Guido Brignone, qui réalise Maciste Aux
Enfers en
1925, ou quatre décennies plus tard, par Umberto Lenzi, qui
présente Maciste Contre Zorro en 1963.
Au cours des années 1930, les films évoquant l'antiquité
romaine sont remis à l'honneur par le régime mussolinien qui
tentera d'édifier ce genre en épopée nationaliste, comme
l'illustre Scipione l'Africano, tourné par Carmine Gallone en
1937. Après une éclipse durant la décennie suivante, le péplum
resurgit durant les années 1950 et 1960, particulièrement à
Hollywood où les super-productions s'enchaînent. La Tunique,
réalisé par Henry Koster en 1953, Ben Hur, signé par William
Wyler en 1959, Spartacus, présenté par Stanley Kubrick en 1960,
ou encore Cléopâtre, tourné par Joseph Mankiewicz en 1963, sont
autant d'exemples de cette nouvelle tendance.
C'est cependant en Italie, entre 1955 et 1965, que ces mises en
scène antiques connaîtront un grand succès populaire . Durant
cette période, le péplum se constitue en genre, instaurant ses
propres codes, et se divise en péplum historique d'une part,
dont les thèmes privilégiés sont Marathon, Carthage, Rome,
Néron ou Cléopâtre, et péplum mythologique d'autre part,
prenant pour personnages les héros antiques tels que Hercule ou
Maciste. A coté d'un Sergio Leone réalisant Le Colosse
De Rode
en 1960, avant de se tourner vers le Western italien, figure entre
autres Vittorio Cottafavi qui signe Les Légions De
Cléopâtre, en
1959, et Hercule A La Conquête De
L'Atlantide, en 1961, deux des
œuvres les plus représentatives du genre.
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