GENRES CINÉMATOGRAPHIQUES

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lE FILM ÉROTIQUE

 

 

 

   

 

 

        Au Lendemain De La Révolution Sexuelle

        

 

        Les effets libérateurs de mai 68, font évoluer les mentalités, changent les meurs, et imposeront par la suite le sexe sur grand écran. Emblème du film pornographique dit " soft ", puisque ne montrant l'acte sexuel qu'à travers sa simulation, Emmanuelle, tourné par Just Jaeckin en 1974, met en scène Sylvia Krystel et Alain Cuny, voués au culte du plaisir et de la jouissance, et rencontre dès sa sortie un succès planétaire. Loin de sa dimension subversive mise en avant par les surréalistes, du refoulement imposé par la censure, ou de la sublimation chère à Hollywood, le film érotique ne cessera dès lors de se développer pour tenter de prendre une revanche sur des siècles de tabous, jusqu'à devenir une véritable marchandise.

 

        Le passage de la suggestion métaphorique à la représentation non simulée de l'acte sexuel se fait en 1975, lorsque Alex de Keuzy présente son film intitulé Anthologie Du Plaisir. Rapidement, les films pornographiques dits " hard ", parce qu'ils montrent le sexe de manière claire et sans artifices, conquièrent les cinémas, et l'engouement toujours croissant du public oblige l'adoption, à la fin de 1975, d'une loi visant à protéger les films plus traditionnels. Le public de ces nouvelles mises en scène érotiques débarrassées de tout interdit, est donc orienté vers des salles spécialisées, où sont diffusés ces films, désormais étiquetés " X ", avec augmentation de la TVA et strictement réservées à un public adulte.

 

        Dès lors, censuré économiquement et culturellement par ces diverses initiatives, le film érotique devient le produit d'une industrie autonome, produit qui, ayant transgressé tous les interdits, se retrouve fatalement dépouillé de sa pertinence artistique, qui résidait précisément dans sa capacité à transgresser. Ainsi, l'évolution du film érotique montre les changements d'une société qui à partir du milieu des années 1970, montre explicitement un sexe d'homme et un sexe de femme s'unissant dans une relative banalité, tout comme, 80 ans plus tôt, un simple baiser entre John C. Rice et May Irvin, baiser qui fut le premier du cinéma, fit un vrai scandale dans la presse et les ligues bien pensantes de l'époque.

 

 

 

 

 

Emmanuelle

Emmanuelle, de Just Jaeckin (1974)

Résumé

Emmanuelle est une jeune femme qui vit de manière très libérée avec son mari Jean. Lors du voyage qui la conduit à Bangkok pour rejoindre son époux, Emmanuelle rencontre deux hommes dans l'avion et s'octroie quelques plaisirs fugaces. Durant son séjour, elle fait la connaissance de deux jeunes filles, avec qui elle a une aventure. Jean, quant à lui, décide de pousser Emmanuelle dans les bras d'un sexagénaire pervers...

 

 

 

L'Empire des Sens

L'Empire des Sens, de Nagisa Oshima (1976)

Résumé

Kichizo, le propriétaire d'une auberge, désire fortement la servante Sada Abe. Au fil de leur relation, Kichizo a des pulsions sexuelles de plus en plus violentes. A tel point qu'il en vient presque à violer les femmes qu'il fréquente. Un jour, le drame survient : il tue une vieille geisha, alors que Sada multiplie de son côté les expériences sexuelles...

 

 

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