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L'une
des premières figures emblématiques du dessin animé est Félix
Le Chat, créé par Otto Messmer, et dont la démarche, encore
légèrement rigide à ses débuts, ne l'aura pas empêché de
connaître un réel succès dès sa présentation. Au cours des
années 1920, Max et Dave Fleischer, deux des principaux
animateurs de l'époque, réalisent successivement Koko le
Clown,
Betty Boop et Popeye, noms qui resteront indissociables du film
d'animation. Parallèlement à la production de ces séries, les
Fleischer mettent au point la technique permettant de faire se
côtoyer des personnages de dessins animés et des acteurs en
chair et en os, trucage qui sera plus tard repris par plusieurs
réalisateurs.
Après s'être installé aux
États-Unis en 1923, Walt Disney
utilise cette technique dans la série Alice in Cartoonland, où
une petite fille évolue dans un univers de dessins animés.
L'important travail que fournit son équipe, qui compte entre
autres Ub Iwerks pour animateur principal, porte ses fruits en
1928, avec le succès phénoménal de Mickey Mouse, silhouette qui
représente aujourd'hui à elle seule le monde du film
d'animation. Ayant marié peu de temps après le son au dessin,
les studios Disney s'affirment comme la référence dans le
domaine de l'animation, tant sur le plan artistique que
commercial.
A la même époque, loin des studios hollywoodiens, les européens
conservent une production plus artisanale. En France, où les
animateurs principaux sont Émile Cohl et Benjamin Rabier, le
dessin animé ne connaît pas d'évolution notable ; en Allemagne,
des réalisateurs comme Hans et Oskar Fischinger, Walter Ruttman
et Hans Richter, se tournent vers le film d'animation
expérimental ; tandis qu'en Russie, les studios d'animation,
fondés par le régime bolchevique en 1922, se cantonnent au
cinéma didactique. C'est cependant l'allemand Lotte Reiniger qui
signera, en 1926, le premier long métrage d'animation intitulé
les Aventures du prince Ahmed, élaboré
selon la technique des
ombres chinoises.
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