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Les sujets traités dans les documentaires historiques peuvent
être de nature très diverse, puisqu'ils comptent l'ensemble des
reportages sur un événement donné, qu'il soit artistique ou
sportif, ainsi que les rétrospectives des réalisations d'un
homme reconnu pour ses activités d'ordre intellectuel ou
artistique. Cependant, c'est le déroulement de l'histoire
elle-même qui reste le thème privilégié de cette forme de
documentaire, avec pour les films les plus réussis un profond
souci de faire apparaître la réalité du passé ou du présent
; avec pour quelques autres la déformation délibérée de
certains faits dans le but de servir la cause de régimes
totalitaires, ou de maintenir le moral des combattants et des
civils en temps de guerre.
Afin d'imposer une
idéologie au plus grand nombre, certains films, présentés comme
documentaires, déforment sciemment la réalité historique.
Durant les années 1920, Dziga Vertov exalte la révolution
bolchevique au travers de mises en scène telles que En Avant,
Soviet, tourné en 1926, ou La Sixième Partie
du Monde,
présenté la même année. Au cours de la décennie suivante, Leni
Riefensthal, lui, célèbre le nazisme et son chef Hitler avec Le
Triomphe de la Volonté, réalisé en 1935. Pendant la seconde
guerre mondiale, Franck Capra signe, quant à lui, une série d'œuvres
militantes, intitulée Pourquoi Nous Combattons, dans le but
d'attiser la ferveur des armées et des peuples des pays alliés.
Mais à côté de ces
simples films de propagande, figurent des œuvres autrement plus
subtiles, permettant, avec le recul, d'appréhender la réalité
complexe d'un pan de l'histoire. Plusieurs réalisateurs
étudient la seconde guerre mondiale, comme Alain Resnais, qui
évoque en 1955 l'horreur de la déportation dans Nuit Et
Brouillard, Marcel Ophuls, qui relate en 1976 le procès de
Nuremberg
dans Mémory Of Justice, et Claude Lanzmann, qui tente de traduire
en 1985 l'effroyable entreprise des camps de concentration dans Shoah. La guerre d'Espagne est, elle, le sujet de
Mourir A
Madrid,
réalisé par Frédéric Rossif en 1963 ; quant à la guerre
d'Algérie, elle est traitée dans La Guerre Sans
Nom, présenté
par Bertrand Tavernier en 1992.
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