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Les films qualifiés de comédies sont aussi variés que le sont
les interprètes et les cinéastes qui les créent. Certains réalisateurs
s’attachent à mettre en avant la drôlerie d’un acteur, au
travers de séries telles que Les Gendarmes de
Saint-Tropez,
essentiellement fondés sur le jeu de Louis De Funès. D’autres
metteurs en scène font de la satire l’élément central de
leurs films, comme c’est le cas avec La Vie est
un Long Fleuve
Tranquille et Le Bonheur est dans
le Pré d’Etienne Chatiliez ou
encore Les Bronzés et Les Bronzés
font du Ski, réalisés par Patrice Leconte. Pedro Almodovar lui aussi joue sur le registre satirique, bien
que le ton de ses mises en scène soit délibérément plus acide.
Car la comédie peut, sans rien perdre de sa drôlerie, englober
des styles très divers. Elle sait exploiter la violence sur un
mode humoristique comme le montre Pulp Fiction de
Quentin Tarantino ou Fargo des Frères Coen ; dans Les
Tontons
Flingueurs d’Audiard, elle se fait virtuose du langage par la
saveur des dialogues ; avec Mike Newell et son film Quatre
Mariages et un Enterrement, elle se veut sentimentale et colorée
d’une inimitable distinction britannique ; dans Jambon,
Jambon de Bigas Luna, elle flirte avec un joyeux érotisme à
l’italienne ; ou elle peut encore jouer la carte d’un élégant
marivaudage comme le prouve Benjamin de Michel Deville.
Prisée par le public du monde entier, la comédie se nourrit de
son époque et tente de la refléter de manière humoristique,
ironique ou plus corrosive. Son extrême variété ainsi que son
absence de cadre clairement définis font d’elle un moyen
d’expression trop vaste pour être à proprement parler un genre
cinématographique comme le sont le burlesque, le policier ou le
western. Cependant elle a pu, au cours des différentes périodes
de l’histoire du septième art, voir éclore divers mouvements
dont les réalisateurs ont travaillé les ressorts de la comédie
selon différentes directions, ce qui donna naissance à la comédie
américaine, anglaise et italienne.
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